Les populismes ordinaires

populisme

Populiste”, c’est ce nouvel attribut assigné aux tribuns qui semble presque servir d’invective à l’encontre de ceux qui ont du succès en politique : Jean-Marie Le Pen ? Populiste, ça ne fait aucun doute. Marine Le Pen ? Oui, elle est populiste, et même plus que son père ! Jean-Luc Mélenchon a lui aussi, semble-t-il, tenu des discours populistes. François Hollande ?

Le populisme est devenu la critique simple adressée à tout politique rassemblant dans son discours xénophobie et/ou ressentiment à l’égard des élites, dénonciation du déclassement social et promesse de baisse des impôts. Seulement, si les discours populistes contiennent tout ou partie de ces éléments, que penser de Nicolas Sarkozy, George W. Bush ou encore Tony Blair ? Un populiste serait-il juste un politicien qui réussit mais que l’on n’apprécie pas ? Lire la suite

Le mythe du Bacon

bacon

Récemment je suis allé aux Etats-Unis et là-bas, j’ai pris une habitude que j’ai tout de suite profondément adorée : manger du bacon au petit déjeuner.

Parce que garnis, diversifiés et répondant parfaitement au régime alimentaire idéal, j’ai ainsi décidé d’adopter les codes des petits déjeuners américains une fois rentré au pays. Me voilà donc désormais mangeur matinal de bacon. Quel rapport avec la Communication ? J’y viens.

Lire la suite

Unir des nations ou créer un peuple ?

Ce jour, le résultat tant attendu du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union Européenne vient de provoquer un séisme des deux côtés de la Manche. Les Anglais ont voté à 51,9% pour le “out”. Le Prime Minister, désavoué, quittera le gouvernement en octobre ; l’Union Européenne, contestée, est amputée d’un de ses premiers membres. Mais ce rejet de l’Union par les britanniques rappelle surtout qu’un projet politique ne peut être élaboré ex nihilo, ni ne peut se résumer à une gestion administrative qui ignore l’histoire des peuples. Lire la suite

Ce que le silence nous dit : parler et agir

DV1917409

S’il est un seul axiome toujours vrai de Watzlawick, c’est le suivant : « On ne peut pas ne pas communiquer ». Le silence lui-même nous dit énormément. En politique peut-être même plus qu’ailleurs parfois : la légitimité à prendre la parole confère le devoir de s’exprimer dès lors que l’on est le seul qualifié pour le faire. Passage en revue des différentes formes de silence politique dans une série de deux articles, pour comprendre « ce que le silence nous dit ».

Le silence est parfois une stratégie de retrait du paysage médiatique, nous l’avons bien compris avec les exemples d’Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy, de Jean-François Copé… Seulement, il arrive parfois que le silence ne soit pas choisi, mais subi. Il se dote alors de différents épithètes, en fonction des contextes. Il peut être complice, voire coupable… il peut être compris comme un passage sous silence. Mais dans tous les cas, le silence est entendu.

Lire la suite

Ce que le silence nous dit : mutisme & renouveau

silence-politiqueVoilà bien longtemps que je n’ai pas écrit un article. Ce silence n’a pas été volontaire mais subi. Il est la résultante d’une soudaine lourde charge de travail. Cependant, ce silence peut être dû à une suractivité et toutefois me faire passer auprès des lecteurs de ce blog pour un rédacteur incapable de s’activer, de s’organiser, ou pire : ayant abandonné.

Ainsi s’il est un seul axiome toujours vrai de Watzlawick, c’est le suivant : « On ne peut pas ne pas communiquer ». Le silence lui-même parle énormément. Et en politique peut-être plus qu’ailleurs parfois, tant la légitimité à prendre la parole confère même le devoir de s’exprimer. Passage en revue des différentes formes de silences politiques dans une série de deux articles, pour comprendre “ce que le silence nous dit”.

Lire la suite

Tous ses voeux de Président

hollande_voeux_2015_reuters

François Hollande a entamé, comme tous les ans, sa tournée des vœux pour la nouvelle année. Cette vieille tradition est un moyen de terminer en beauté la période généreuse et solidaire des fêtes de fin d’année, et une opportunité pour chacun de réaffirmer sa volonté d’action pour l’année à venir : arrêter de fumer, faire du sport, inverser la courbe du chômage…

Seulement, si certains font un usage modéré des vœux, d’autres pourraient avoir en tête d’allier discours de bonne fortune et gravité de la situation. Parce que cette année 2015 a été marquée par des épisodes terrifiants qui ont rallié le pays tout entier. Parce que cet esprit de rassemblement profitera nécessairement à celui qui en prendra la tête. Et parce qu’être un “père protecteur”, c’est une aubaine pour un Président de la République.

Lire la suite

Politique et sociologie

La sociologie est une science molle. Elle aura beau se parer de statistiques et de coefficients pour tenter d’écarter cet épithète, il n’en reste pas moins qu’elle se base sur du matériau humain pour se constituer. Et l’humain n’est pas rationnel. Même dans le vote.

Nos convictions, nos valeurs, nos conditions sociales, voilà entre autres ce qui nous fait voter en faveur d’un candidat, pour peu que ce dernier entre en cohérence avec elles. Aussi l’analyse chiffrée des votes doit s’aider des logiques humaines qui ont motivé ces votes pour les expliquer. Sans quoi on ne comprend pas. Lire la suite

Ancrer le risque dans le quotidien

Réagir en cas d'attaque terroriste

Le SIG est le Service d’Information du Gouvernement. Dirigé par le premier Ministre, ce service a entre autres pour missions de piloter la communication gouvernementale.

A la suite des attentats du 13 novembre et sous volonté gouvernementale, le SIG a donc lancé une campagne de communication pour informer les citoyens des précautions à prendre et des comportements à adopter en cas d’attaque terroriste. Ces comportements sont résumés en trois actions principales : « s’échapper, se cacher, alerter ». Lire la suite

Daech et la tentation identitaire

Blue, white and red brassieres, the colours of the French national flag, hang from a balcony in Marseille

Nous sommes en guerre. Il suffit de porter un regard sur les déclarations du chef de l’Etat et sur les réactions des français pour comprendre que la France est bien entrée en guerre. Cette situation fait naître en nous une énergie, une soif de revanche, une envie de crier « nous ne nous laisserons pas faire » et de défendre nos idéaux.

Seulement, il ne faut pas se tromper d’ennemi. La France ne doit pas rentrer dans une guerre civile, ni une guerre des civilisations. Toute réaction identitaire amènerait à une exclusion de l’autre, ce qui créerait les conditions du chaos désiré par Daech. La France en guerre, mais contre qui ? Lire la suite